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Lexique » Substantif féminin » Reliques

Reliques
Contribution de Elisabeth Féghali

Autres

Le culte des reliques (du latin reliquiae «restes») se rencontre dans toutes les religions, ou presque.

Dans l'Eglise chrétienne, il est aussi ancien que le culte des saints qui a connu son apogée au Moyen Age. L'homme médiéval pensait que pour atteindre Dieu, jugé trop lointain, il fallait se tourner vers les saints, afin qu'ils intercèdent en sa faveur et qu'ils le protègent. Certains d'entre eux ont été considérés comme doués de pouvoirs thaumaturgiques, (du grec thama, -atos «prodige» et ergon «oeuvre»), ayant donc le pouvoir de faire des miracles.

Le contact avec le saint était remplacé, après sa mort, par le toucher de ses reliques, pour prolonger le don de guérison au-delà des limites de la vie terrestre. Si, de son vivant, le saint n'était pas encore une relique à proprement parler, il était certaines fois traité comme tel par le fidèle qui venait l'implorer.

On raconte que Syméon Stylite le Jeune distribuait, en guises d'eulogies ou de protections à ses visiteurs, ses poils et il existait alors, dans le monastère où il se tenait, une pièce qui leur était réservée ! Les vêtements de certains moines avaient des vertus prophylactiques, vertus miraculeuses vivement prisées après leur disparition. On se souvient des saints rois, en France et en Angleterre, qui, à partir du XIIè siècle pouvaient guérir les écrouelles (ou scrofule), inflammation tuberculeuse des ganglions du cou. Saint Louis aurait ainsi touché des scrofuleux tous les jours...

La croyance en la vertu des vestiges sacrés dégénéra très vite au cours du Moyen Age. Des «inventions» de reliques se multiplieront, déchaînant à chaque fois d?immenses transports de ferveur. Abbayes, couvents et églises auront à faire face à de nombreux vols. Le commerce plutôt douteux, mais tellement prospère qui s?ensuivit est l?un des aspects les plus marquants et les plus étonnants de la vie religieuse au Moyen Age.



On distingue deux types de reliques : «les restes» corporels : corps ou fragments de corps, ossements, cheveux, dents... dites aussi «reliques directes», et toutes sortes de dérivés, soit des reliques non corporelles : vêtements, objets ayant appartenu au saint ou ayant été, après sa mort, en contact avec son corps ou son tombeau... dites aussi «reliques indirectes».
On était intimement convaincu qu'il se dégageait de la sainte dépouille une puissance «magique». Ainsi la tombe, la terre, les arbres en étaient investis.
Dans un contexte où la ferveur religieuse côtoyait étroitement toutes formes de superstition, il n?était pas rare d'observer des pratiques assez déroutantes : certains allant jusqu'à gratter les pierres tombales pour en récupérer la poussière. Celle de l?autel de saint Pierre au Vatican passait pour pouvoir ressusciter un mort ; la limaille de fer des chaînes de saint Laurent fut longtemps convoitée...

Lire l'article : Autour des reliques et de leur commerce

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