Numéro 1 - Mai 1999
Editorial
Editorial
par Elisabeth Féghali
Croyances & superstitions
Les fêtes de Carnaval & le Pétengueule
par Shimrod
Essai libre
La Chevauchée de Valéry
par Shimrod
Le Liban médiéval
La carte du Liban au XIIIe siècle
par François-Xavier Féghali
par Elisabeth Féghali
Le Mouvement Néo-Médiéval
Le Moyen Age de nos jours
par Shimrod
Croyances & superstitions
Autour des reliques et de leur commerce
par Elisabeth Féghali
La Danse macabre au cimetière des Saints-Innocents - 1424 - I
par Elisabeth Féghali
La Danse macabre au cimetière des Saints-Innocents - 1424 - II
par Elisabeth Féghali
Roman arthurien
L'art du portrait féminin chez Chrétien de Troyes - I
par Elisabeth Féghali
L'art du portrait féminin chez Chrétien de Troyes - II
par Elisabeth Féghali
Autour des reliques et de leur commerce


 

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Le Transport des Reliques,
chapiteau de Saint-Denis.


Le culte des reliques (du latin reliquiae «restes») se rencontre dans toutes les religions, ou presque. Dans l'Eglise chrétienne, il est aussi ancien que le culte des saints qui a connu son apogée au Moyen Age.

L'homme médiéval pensait que pour atteindre Dieu, jugé trop lointain, il fallait se tourner vers les saints, afin qu'ils intercèdent en sa faveur et qu'ils le protègent. Certains d'entre eux ont été considérés comme doués de pouvoirs thaumaturgiques, (du grec thama, -atos «prodige» et ergon «oeuvre»), ayant donc le pouvoir de faire des miracles.

      Le contact avec le saint était remplacé, après sa mort, par le toucher de ses reliques, pour prolonger le don de guérison au-delà des limites de la vie terrestre.
Si, de son vivant, le saint n'était pas encore une relique à proprement parler, il était certaines fois traité comme tel par le fidèle qui venait l'implorer. On raconte que Syméon Stylite le Jeune distribuait, en guises d'eulogies ou de protections à ses visiteurs, ses poils et il existait alors, dans le monastère où il se tenait, une pièce qui leur était réservée ! Les vêtements de certains moines avaient des vertus prophylactiques, vertus miraculeuses vivement prisées après leur disparition. On se souvient des saints rois , en France et en Angleterre, qui, à partir du XIIè siècle pouvaient guérir les écrouelles (ou scrofule), inflammation tuberculeuse des ganglions du cou. Saint Louis aurait ainsi touché des scrofuleux tous les jours...
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Louis VI le Gros fut le premier roi 
à toucher les écrouelles

Image du XIXè siècle



Ce pouvoir «supra-naturel» est ce que l?on nomme virtus, une puissance émanant d'un corps saint qui investit les reliques corporelles et se transmet à tout ce qui peut être en contact avec lui. A la fin du Moyen Age, cette virtus se portera plus particulièrement sur l'image même du saint qu'elle représente.
A une époque où «voir, c'est croire», un morceau de la sainte Croix, de la Couronne d'Epines de Jésus, un bout de Sa Robe ou bien encore une goutte de Son Sang pouvaient se révéler utiles aux conversions. Ces «éléments» seront surtout recherchés dans le but de guérir les malades.

La croyance en la vertu des vestiges sacrés dégénéra très vite au cours du Moyen Age. Des «inventions» de reliques se multiplieront, déchaînant à chaque fois d'immenses transports de ferveur. Abbayes, couvents et églises auront à faire face à de nombreux vols. Le commerce plutôt douteux, mais tellement prospère qui s?ensuivit est l?un des aspects les plus marquants et les plus étonnants de la vie religieuse au Moyen Age.



On distingue deux types de reliques : «les restes» corporels : corps ou fragments de corps, ossements, cheveux, dents... dites aussi «reliques directes», et toutes sortes de dérivés, soit des reliques non corporelles : vêtements, objets ayant appartenu au saint ou ayant été, après sa mort, en contact avec son corps ou son tombeau... dites aussi «reliques indirectes».
On était intimement convaincu qu'il se dégageait de la sainte dépouille une puissance «magique». Ainsi la tombe, la terre, les arbres en étaient investis.
Dans un contexte où la ferveur religieuse côtoyait étroitement toutes formes de superstition, il n'était pas rare d'observer des pratiques assez déroutantes : certains allant jusqu'à gratter les pierres tombales pour en récupérer la poussière. Celle de l?autel de saint Pierre au Vatican passait pour pouvoir ressusciter un mort ; la limaille de fer des chaînes de saint Laurent fut longtemps convoitée...

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Serment sur les reliques,
Tapisserie de Bayeux, XIè siècle.


      Les reliques «indirectes» se devaient d'être les plus importantes dans le cas du Christ et de la Vierge Marie, l'Ascension et l'Assomption impliquant que leur corps entier a été élevé au Ciel. Ceci n'empêcha pourtant pas de voir circuler des choses tout à fait surprenantes, comme des cordons ombilicaux ou des prépuces du Christ, ses dents de lait ou encore ses saintes larmes.
      Le Lait de la Vierge eut une importance considérable, comme on le note plus loin.

      Devant l'impuissance de la médecine, notamment en cas d'épidémie, l'homme médiéval avait recours aux reliques. Dans ce domaine, l'espérance et la foi étaient si grandes que le malade atteint de troubles mentaux ou en proie à une forte fièvre buvait du vin ou de l'eau dans lesquels on avait pris soin de plonger la relique. Ces liquides salvateurs étaient généralement nommés des vinages. Il était aussi vivement recommandé de dormir près du tombeau ou près des reliques d'un saint (pratique ancienne déjà observées dans les sanctuaires de l'Orient chrétien) ; la guérison devant intervenir durant le sommeil.
      On a souvent parlé dans le haut Moyen Age «d'invasion du merveilleux», voire même de «fléchissement de l'intelligence». Des études récentes, s'appuyant sur des textes de l'époque, démontrent pourtant que tous n'ont pas été crédules et les hagiographes de rappeler que nombre de saints thaumaturges étaient souvent victimes de detractio, c'est-à-dire du «dénigrement».
      Des guérisons miraculeuses et des résurrections furent à constater. Elles concernaient principalement des paralytiques (paralysies ou incapacités motrices, les malades sont alors dits «contractés»), des aveugles (cécité ou affection des yeux), des sourds-muets (surdité, mutité et affections auriculaires) ainsi que des malades victimes de troubles mentaux.
      Ces miracles furent très tôt perçus comme des manifestations extraordinaires, des signes divins puisqu'ils rappelaient l'oeuvre de Jésus.
      De nos jours le rationalisme empêche souvent d'accepter et de croire aux pouvoirs miraculeux des reliques. Au Moyen Age, tout était bien différent. La vie des hommes était centrée autour de la religion, et le miracle, qui se produisait, était le signe évident que le saint continuait à veiller sur ses fidèles. Alors une frénésie s'empara du bon peuple, chacun voulait coûte que coûte posséder une relique, gage de protection permanente. Inévitablement, le commerce qui s'ensuivit, dégénéra en un odieux trafic, profitant à beaucoup et pas uniquement à l'Eglise (qui fit malgré tout de ce culte l'un des fondements de son autorité).
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laïques se pressant autour de la châsse de saint Aubin
Vie de saint Aubin, XIe siècle


      Le soutien, moral et physique, procuré par les reliques devint si évident que, bien vite églises, abbayes et monastères se lancèrent dans une quête où l'intérêt économique se mêla à la foi religieuse. Un monastère possédant une relique fameuse devenait en peu de temps le centre d'attraction des pèlerins qui pouvaient l'enrichir de leurs aumônes...
      Les religieux s'adressèrent tout d'abord à Rome pour obtenir des «morceaux» des martyrs, mais force est de constater qu'il était souvent plus facile de se tourner vers des «marchands professionnels», à l'honnêteté plus que douteuse.
      Devant un tel succès ces centres de piété eurent rapidement à faire face aux vols, car une fois canonisé, on s'empressait d'aller piller le tombeau du saint pour en débiter sa sainte dépouille.

      Les reliques les plus prisées étaient bien sûr celles qui rappelaient la vie de Jésus :

      
 
  • morceaux de la sainte Croix
          
  • fragments du bois de la Crêche
          
  • épines de la sainte Couronne
          
  • pierres du Calvaire, du saint Sépulcre, du Mont des Oliviers
          
  • flèches de saint Sébastien
          
  • dents de saint Jean-Baptiste
          
  • gouttes du Lait de La Vierge Marie
          
  • cheveux du Christ...
  •  

         Parmi les curiosités les plus marquantes, on constate d'une part qu'une petite église près de Blois conservait jalousement le han ! poussé par Joseph lorsqu'il coupait du bois. D'autre part Agrippa d'Aubigné, poète protestant à la langue acerbe, rapporte que durant les guerres de Religions les huguennots brisèrent à Périgueux une fiole renfermant ... un éternuement du Saint-Esprit !

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    reliquaire de la vraie croix
    Empire byzantin, probablement IXe siècle (ouvert)
    Vermeil, émail cloisonné, nielle.


          L'esprit moqueur du XIXè siècle n'est pas loin : les historiens qui étudièrent le Moyen Age mirent souvent en évidence la naïveté de l'époque, mais c'était oublier les attaques (les plus sérieuses) proférées par Claude de Turin (IXè siècle) ou encore Guibert de Nogent (XIIè siècle).
          Ce dernier, moine originaire de Picardie, né aux alentours de 1053, composa vers 1119 De pignoribus sanctorum, sorte de réponse aux moines de Saint-Médard de Soissons qui se targuaient d'avoir en leur possession une dent du Christ.
          L'auteur montre combien il était difficile d'être vigilant. Finalement assaillies par le doute, les autorités ecclésiastiques se mirent à attester l'authenticité des pieux restes. On plaçait à cet effet des authentiques (authenticae), des petites bandelettes de parchemin qui servaient à identifier la relique. Le IVè concile de Latran interdit alors d'ouvrir châsses et reliquaires. Habituellement, et en dehors des célébrations exceptionnelles (processions dans la ville, translations), les reliquaires étaient, par souci de protection, soigneusement enfermés dans des chapelles, des pièces particulières ou dans des niches peu accessibles.

          Ce commerce, un des plus prospère du XIè au XIIIè siècle, a touché toute la population à tel point que tout le monde trafiquait: les Juifs avaient leur réseau international, les Croisés s'enrichissaient de la vente de vestiges sacrés, mais ce sont les orfèvres qui finirent par encourager ce négoce, réalisant de purs chefs-d'oeuvre.
          Car, pour protéger ces vénérables vestiges rien n'était trop beau ni trop luxueux. On fit confectionner de somptueuses châsses et des reliquaires de toute beauté.
          Les premières formes de reliquaires pouvant contenir l'intégralité du corps saint auraient été des tombeaux (châsse), c'est le morcellement qui a entraîné la création de reliquaires proprement dits et mobiles... à la différence de la Sainte-Chapelle de Paris bâtie par saint Louis. Cette dernière fut conçue pour abriter les reliques de la Passion rapportées de Syrie et de Constantinople. Véritable reliquaire (fixe) renfermant principalement la Couronne d'Epines, mais aussi :

     
  • le bâton de Moïse,
          
  • les langes de l'Enfant Jésus,
          
  • un fragment de la Vraie Croix,
          
  • le fer de la sainte lance,
          
  • le chef de saint Jean-Baptiste,
          
  • un flacon contenant le lait de la Vierge ;


  • ainsi que des objets relatifs à la Crucifixion :

          

     
  • les liens du Christ,
          
  • l'éponge,
          
  • le roseau,
          
  • une fiole de son sang.
  •  

         Les reliquaires furent des oeuvres d'art richement décorées dont on prenait grand soin.
    Conservés comme de véritables trésors et exposés à le piété des fidèles, ils se devaient de révéler tout le précieux du contenu, par le matériau : pierre, bois, métal (or, argent, bronze ou plomb) et par le travail artistique : décor peint ou sculpté qui pouvait ou non comporter des inscriptions.
    Les noms qui les ont désignés ont non seulement variés d'une région à une autre, mais également en fonction de la nature de la relique et de sa forme.
    La fiole contenait les reliques «liquides», comme la sainte ampoule renfermant le saint chrême. En Auvergne, on vit surtout des statues-reliquaires couvertes d?or et de gemmes comme celle de sainte Foy, sans doute façonnée aux environs de l'an mil, qui contenait son crâne.
    Il y eut également des chefs ou bustes-reliquaires, et d'autres représentaient la partie du corps qu'ils renfermaient : bras, main...
    Celui du saint Sang, envoyé de Terre Sainte par Godefroy de Bouillon en 1100, se présentait, quant à lui, sous la forme d?une capsule ronde.
    Ceux de la Vraie Croix ont eu, eux aussi, des formes très variées.

          La translation des reliques, c'est-à-dire leur transfert d'un lieu à un autre, était un événement sensationnel pour le bon peuple. Connu en Orient depuis le milieu du IVè siècle, où on déplaçait déjà les parties du corps des martyrs, il ne s'imposera en Occident qu'à partir du VIIIè siècle.

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    Charlemagne et Constantin IV, empereur de Byzance, 
    vénérant la sainte Couronne.

    (FR 2813) fol. 108 Grandes Chroniques de France
    France, Paris, XIVe s.

    Des événements comme le fut la réception des ossements des Rois Mages à Cologne en 1164 devaient se dérouler sous l?autorité de l'évêque et en grande pompe, mais là aussi on connaît des cas de translations «secrètes» ; certains moines, pour augmenter leurs maigres ressources vendaient en cachette des reliques appartenant à leur monastère.
    Cet engouement ne tarda pas à aboutir à une excessive «chasse aux reliques», souvent découvertes pendant les croisades, saisies comme butin, mises en pièces et vendues aux divers intéressés.
    L'interdiction par Rome de démembrer les corps des saints fut couramment bafouée par des individus peu scrupuleux. Tout était bon pour attirer les dévots.
    Des recherches minutieuses en Europe ont démontré que, si l'on en croyait le contenu de chaque reliquaire, certains saints devaient avoir eu bien plus de deux jambes et nombre de doigts à chaque main.
    Il existerait 10 crânes de saint Jean-Baptiste, 18 bras de l'apôtre Jacques et suffisamment d'ossements pour reconstituer une vingtaine de squelettes de saint Georges. Les lieux abritant un ou plusieurs fragments de la sainte Croix seraient légions, pas moins de 1150...
          Saint Louis acheta pour la Sainte Chapelle une sainte Couronne intacte... alors que se vendirent au cours des siècles tant d'épines de cette même sainte Couronne (saint Louis en distribua en remerciements de services rendus).
          Si l'on en croit Grégoire de Tours, l'«authentique» devait se trouver sur la statue du Christ de Panéas, au Liban... ces épines-là restant toujours vertes !

          L'extrême diversité des reliques peut faire sourire, pourtant c'est la relique qui a fait la sainteté d'un lieu, on s'est déplacé en masse pour la vénérer. Autour d'elles se sont constitués de hauts lieux de pèlerinage.
          A Soulac-sur-mer, en Gironde (à 90 km au nord de Bordeaux), la légende voulait que sainte Véronique, épouse de Zachée (appelé aussi Amadour, qui évangélisa le Quercy, cf. Rocamadour) ait fondé une chapelle dédiée à la Vierge où furent longtemps conservés son lait et ses cheveux. En fait, revenant de Terre Sainte, et sans doute après une terrible tempête, son embarcation la mena sur les plages de Soulac. Celle qui essuya la sainte Face de Jésus avait en sa possession une petite fiole, ô combien précieuse, puisqu'elle renfermait la dernière goutte du lait de la Vierge. De cette aventure viendrait peut-être l'étymologie de Soulac > solum lac.
          Toujours est-il que de nombreux pèlerins, en route pour Saint-Jacques de Compostelle, venaient se recueillir sur l'autel appelé à devenir la basilique Notre-Dame de la Fin-des-Terres.
          Aux alentours de l'an mil, l'évêque Fulbert, contaminé lors deune grande épidémie qui sévissait à Chartres, aurait été guéri grâce à une goutte de lait déposée sur ses lèvres par la sainte Vierge.
          Outre la goutte de lait de Fulbert, soigneusement conservée, Chartres possédait au Moyen Age «le voile de la Vierge», tunique portée par Marie durant sa grossesse, et offert en 876 par Charles le Chauve au cours d'un pèlerinage...



          Le culte des reliques se poursuivit au-delà du Moyen Age même si des doutes subsistaient sur son utilité. La crédibilité importait peu, il s'agissait avant tout d'éveiller la foi dans un monde empreint de mysticisme et où les limites entre merveilleux et réalité étaient difficiles à fixer !
    Les reliques faisaient partie de l'univers médiéval et s'apparentaient, dans l'esprit populaire, à des objets magiques aux propriétés variées : certaines donnaient du courage, d'autres étaient censées protéger du feu ou des mauvais esprits et souvent on les portait autour de son cou en prenant garde de s'en défaire. Une relique était enchâssée dans la garde de la bonne épée Durendal du fameux héros Roland, ou dans celles des chevaliers de la Table Ronde...
    L'extraordinaire fascination pour ces objets de piété que ressentaient les croisés qui les découvraient, les orfèvres qui les enchâssaient dans leurs plus belles créations et les fidèles qui les vénéraient, n?a pas totalement disparu de nos jours. Que l'on se rappelle la découverte du saint Suaire de Turin et sa couverture médiatique il y a quelques années.
    Mais XXè siècle oblige, la science a tranché dans cette affaire, le saint Suaire daterait du Moyen Age ! (*)

    Eliabeth Féghali



    (*) Cette conclusion, quelque peu brutale et hâtive, fait de la relique la plus célèbre une pure création du Moyen Age... Des tests au carbone 14 effectués en 1988 par trois laboratoires indépendants, situaient les origines du Linceul de Turin entre 1268 et 1390 : en plein coeur du Moyen Age. Ces résultats, qu'il faut interpréter avec prudence, interdisaient toute éventuelle attribution de cette longue pièce de lin au Christ. Mais, si la question de son authenticité se pose toujours, je conseillerai au lecteur curieux de consulter l'ouvrage d'Odile Cellier Le signe du Linceul : le saint Suaire de Turin, de la relique à l'image, Paris, 1992.




    OUVRAGES GENERAUX



    Dictionnaire encyclopédique du Moyen Age 2 volumes [1 - A à K] et [2 - L à Z], Editions du Cerf, Paris 1997.



    LES RELIQUES

    GAUTHIER (Marie-Madelaine) Les routes de la foi. Reliques et reliquaires de Jérusalem à Compostelle, Paris, Bibliothèque des Arts, 1983.

    MARIGNAN Le culte des saints sous les Mérovingiens. Formation coutumière d'un droit., Klincksieck, 1975.

    VAN DER ESSEN (Léon) Le siècle des saints, Bruxelles, 1943.

    VAUCHEZ (A.) La sainteté en Occident aux derniers siècles du Moyen Age, d'après les procès de canonisation et les documents hagiographiques, Rome, 1981.

    VAUCHEZ (A.) La spiritualité du Moyen Age occidental, P.U.F., 1975.
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