Numéro 16 - Mai 2008
Les Tems d'Ars
Li Cris le Herault
par Elisabeth Féghali
Hauts personnages
René II duc de Lorraine
par Olivier Petit
Lieu de Pélerinage
Notre-Dame de la Fin des Terres de Soulac-sur-mer
par Elisabeth Féghali
Jeux & divertissements
Assassin's Creed
par François-Xavier Féghali
Montjoie !
par François-Xavier Féghali
par Shimrod
Cuisine médiévale
Vin doulx
par François-Xavier Féghali
Ouvrage
Les salles des croisades du château de Versailles
par Elisabeth Féghali
Reportage
Le Château de la Mer - Saïda (Liban)
par François-Xavier Féghali
par Elisabeth Féghali
Musique
Village Lanterne - Blackmore's Night
par François-Xavier Féghali
Croyances & superstitions
Conseils pratiques
par François-Xavier Féghali
Assassin's Creed

Assassin’s Creed

sur PS3

 Assassin’s Creed marque la première réalisation du studio canadien d’Ubisoft à Montréal, et c’est un coup de maître. Sorti pour les fêtes de fin d’année (sur PS3, Xbox et PC), ce jeu était très attendu par la communauté des joueurs, tant la réputation du studio avec Prince of Persia avait été grande. D’ailleurs les journaux et autres médias ne s’y sont pas trompés, et rares sont les lecteurs qui ont échappé aux louanges sur le jeu. Citadelle a voulu en savoir un peu plus...
 
L’histoire

            

"Jérusalem, 1191 ap. J.-C. - C'est la troisième croisade. La Terre sainte est à feu et à sang. Vous incarnez un Assassin d'élite, chargé de mettre un terme aux hostilités en s'attaquant à la fois aux croisés et aux Sarrasins. Mais votre mission va mettre à jour les rouages d'une véritable machination et vous plonger au cœur d'un conflit qui menace la Terre sainte et le reste du monde."


L'arrivée à Damas

Vous l’aurez compris, le jeu n’est heureusement pas un face à face Orient-Occident, mais bien un habile mélange basé sur le savant scénario conçus par une pléiade de scénaristes (d'horizons et de confessions religieuses diverses) pour poser le héros en "médiateur". L’idée est géniale de rajouter un nouveau protagoniste qui essaye de ramener la paix (bien que ses méthodes ne soient point charitable, mais c’est pour la bonne cause !). On prend autant plaisir à fendre en deux un franc qu’un sarrasin !
 
Le jeu
Nous avons eu le plaisir de tester Assassin’s Creed sur une PS3 avec un écran LCD de 52 pouces, associé à un Home Cinéma. Les conditions étaient donc extrêmement favorables pour une parfaite immersion.

A l’insertion du jeu, vous découvrez une magnifique scène cinématique mettant le personnage à incarner, Altaïr ("aigle" en arabe), dans une scène d’action. Les bases sont mises, et on se demande comment la suite va pouvoir faire…

Un mini tutoriel vous explique les règles de bases du jeu en 12 points : courir, se battre, se cacher etc. C’est un peu la panique à la fin car on ne se souvient plus très bien des touches, mais le début du jeu est très bien pensé puisqu’il reprend toutes les bases de façon progressive avant de vous laisser votre liberté.

Que dire ? Une fois les scènes cinématiques explicatives du début passées, vous "débarquez" en terre d'oultremer et là,  c’est magnifique ! Paysages somptueux, liberté de mouvement totale dans des cartes ("mondes") immenses.

Pour rejoindre le château de Maysaf, le repère de votre maître, vous devez traverser la ville au pied de la montagne.

Là, c’est la claque, les graphistes d’Ubisoft nous sortent le grand jeu.


Dans le château de Maysaf

L’ambiance est telle que je pouvais l’imaginer si je devais être téléporté au XIIe siècle, la musique est envoûtante, servie par des sons ultra-réalistes. Les premières minutes offrent un tel dépaysement qu'elles expliquent à elles seules le succès mérité du jeu… Et ce jour-là, j’ai joué 8h d’affilée !
 
Le personnage
Vous devrez incarner, Altaïr, le meilleur assassin de la confrérie des Ashashin, qui à cause de son arrogance a été déchu de son titre doit racheter ses fautes au péril de sa vie afin de mériter la confiance du « vieux de la montagne ». Petit à petit il vous faudra regagner vos aptitudes guerrières qui vous avaient été retirées (les aptitudes évoluent avec la difficulté des missions).


Au près du maître

Courir, monter à cheval, plonger dans le vide, fendre la foule, escalader les plus hauts bâtiments... tout est possible pour vous aider à accomplir vos missions. L’infiltration est le mot clé du jeu et de la cité d'Acre à Jérusalem, en passant par Damas, vous devrez vous fondre dans foule, voler des voleurs et bien évidemment éliminer vos cibles.

En dehors d’une lame secrète (qui procure un plaisir fou en mode « actif »), des couteaux à lancer et une épée sont votre panoplie, en dehors de vos poings.  Cet arsenal vous sera bien utile et le camp d’entrainement à Maysaf, comme passage obligé pour bien maîtriser les gestes, ne sera pas superflu.

Le personnage est très bien modélisé, beau même, avec ce qu’il faut dans son accoutrement pour en faire le guerrier de l’ombre comme il se doit.
 
Décors et histoire
Bien que basé sur la reconstitution des villes au Moyen Age, et quelles reconstitutions, les décors extérieurs (montagne et passages dans le royaume) ne reflètent pas la topographie des lieux, jeu oblige et je les comprends (heureusement qu’après le troisième assassinat des raccourcis permettent d’éviter les longues balades dans le royaume).

Mais quelles villes ! Somptueuses ! Découvrir Damas au détour d’un chemin, laisse rêveur, voir les collines de Jérusalem et les dômes en or se refléter dans le soleil, bouche bée.

Je me suis surprit à rester 10 mn, assis sur mon cheval à découvrir une ville de loin, malgré les récriminations de ma fille qui voulait que j’y pénètre séance tenante !

Chaque monument haut (église, minaret etc) est une excuse pour tester encore et toujours l'agilité de notre "Aigle" et découvrir le monde d’en haut, tel un aigle : le saut de l’ange reste jubilatoire même passées les premières fois.


Votre premier saut de la foi

Les textures sont parfaites, malgré quelques bugs d’affichage, qui restent très rares, notamment à la jonction des vertex sur certains angles de bâtiments qui sont assez visibles (vu la taille de notre écran de test), mais cela n’enlève rien à l’intérêt du jeu.

Au fil du temps les missions deviennent très difficiles, notamment celles qui permettent d’obtenir le droit de passer à l’assassinat, ce qui empêche une certaine routine de s'installer.

Quant à l’objectif final de votre mission, l’assassinat, il relève de la haute voltige et c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on titillera les côtes du méchant. Une fois que vous vous êtes débarrassé des ses gardes (il vaut mieux commencer par là), alors il sera votre proie (avant qu’il ne se sauve).
 
Personnages secondaires
En dehors de vos cibles principales (chef des marchands, templier, traitre etc) vous aurez à éliminer des gardes et autres templiers, en évitant bien sûr les civils. Leur représentation, notamment dans les scènes cinématiques sont excellentes. Par contre on regrette le peu de variété de personnages secondaires (la foule) qui aurait agrémenté le jeu, car mise à part : marchand riche ou non, mendiante, porteuses de cruches, érudit, voleur, fou (agaçants au possible, mais si stratégiquement placé par nos amis d’Ubisoft !), on aurait apprécié une foule un tantinet plus bigarrée !


Le maître : passage obligatoire entre les missions

Idem pour les phrases des gardes et des passants qui auraient pu être un peu plus variées. On tourne avec une dizaine de phrases courante qui agacent assez vite (surtout le dialogue unilatéral des mendiantes).
 
Les plus et les moins
Très bonnes voix françaises qui servent bien les dialogues (scènes cinématiques, dialogue de la foule) et compréhensibles.

Musique et son d'ambiance merveilleusement troublant, avec au détour d’une rue des chants grégoriens...

Liberté de mouvement totale du personnage, mais rares possibilités de pénétrer dans les bâtiments.

Répliques un peu répétitives des acteurs secondaires (gens que l’on secourt, appel des gardes, mendiante)

Quelques missions du type "recherche-infiltration" pour voler un document ou un objet dans un palais ou un château auraient été un plus...


Au pied de Maysaf


Si le jeu n’atteint pas la perfection, il la frôle ! et nous attendons avec impatience la suite… En effet, Assassin’s Creed serait une trilogie, avec, d’après les rumeurs, un volet dans le futur et un autre une fois encore dans le passé. Aucune info encore officielle à ce jour, bien que les idées les plus folles circulent...
Le deuxième opus se passerait en plein Japon médiéval (on s'imagine samouraï) ou bien en Egypte sur le chemin du Graal, à moins que cela ne soit au cœur des montagnes Péruviennes, chez les Mayas. Et si on retournait une fois encore au Moyen Orient pour traverser le Liban (de Tripoli, à Saïda en passant par Jbeil ou Tyr…)
On regrette une fois terminé, que le jeu ne fasse pas la part belle au réseau, car des missions en équipe en infiltration dans les villes auraient augmenté de loin la durée de vie du jeu (estimée entre 70 et 100 heures en fonction de votre aisance).
Enfin, sachez que vous serez en 720p et non pas en Full HD sur votre téléviseur, ce qui laisse augurer quelque chose d’exceptionnel en 1080p pour un prochain Assassin’s Creed II.

François-Xavier Féghali

Les paysages sont magnifiques, on dirait la réalité. Les méchants sont très durs à battre. J'aime beaucoup faire galoper Altaïr sur son cheval ou le faire sauter du haut d'une tour. Mais ce que j'aime surtout, c'est voir mon papa jouer !

Célie Féghali 
(7 ans)

Remerciements
à Pascal Lecointe D’Ubisoft Paris.

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Site officiel du jeu Assassin's Creed (viéo, captures d'écrans etc)

Attention ! ce jeu contient des scènes violentes et ne convient pas aux jeunes enfants. Néanmoins pour y avoir joué en présence de ma fille, et en ayant expliqué un minimum, le jeu n'est pas plus génant que certains programmes du début de soirée... Néanmoins nous vous engageons à lire les avertissements et précautions d'usage au dos et sur la tranche du boitier.