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Les Tabakât Malékites

Fagnan (Edmond) - (1846-1931) Histoire - Etude & Texte critique



  ESTUDIOS DE ERUDICION ORIENTAL

 -

 EXTRACTO
DEL HOAENAJE A
D. FRANCISCO CODERA
EN SU JUBILACION DEL PROFESORADO

 -

 Par Fagnan, Edmond (1846-1931).

 

LES TABAKAT MALEKITES

 

      LES Tabakât (classes, rangs) figurent, dans la classification adoptée par les musulmans des divers ordres de connaissances, comme formant une science à part, une branche de l'histoire, et c'est ainsi qu'elles sont désignées par exemple dans le grand recueil bibliographique de Hadji Khalfa (1). Il ne faut cependant pas attacher à ce mot la valeur précise que semble impliquer son sens propre et croire que les savants ou les hommes distingués dont les noms figurent dans ces sortes de recueils y sont rangés soit d'après l'ordre de mérite que leur attribuerait ou l'auteur ou leur réputation, soit d'après l'ordre chronologique, en faveur duquel devraient militer cependant la considération et l'autorité qui, dans mainte branche des connaissances, s'attachent souvent aux plus anciens de ceux qui s' y sont adonnés. C’est l'ordre alphabétique qui prévaut le plus souvent, sans qu' il faille espérer cependant qu'il sera suivi avec la rigueur que nous souhaiterions et que nous y mettrions ; il y est en outre apporté une assez fréquente dérogation, qui consiste à faire passer tout d'abord les hommes qui se distinguent par les noms révérés d'Ahmed et de Mohammed.

      Les tabakât entendues dans le sens que nous venons de dire sont donc des recueils où l'on trouve réunies les biographies de savants qui se sont distingués dans quelque science, littérateurs, grammairiens, jurisconsultes, etc., et la liste de leurs œuvres y est, cela va de soi, donnée d'une façon plus ou moins complète. C’est là qu'il faut chercher le plus souvent les renseignements nécessaires à l'histoire littéraire d'une époque, lesquels ne figurent autant dire jamais dans les sèches chroniques ou annales auxquelles on attribue bien à tort le nom d'histoire (2). C’est là aussi qu'on peut espérer maintes fois retrouver certains détails ou anecdotes caractéristiques constituant l'un des éléments dont le groupement sera quelque jour opéré par une plume à la fois sincère et habile à l'effet de faire revivre le passé dans un tableau d'ensemble suffisamment complet. C'est donc à juste titre que, dans la préface de ces sortes d'ouvrages, l’auteur fait presque invariablement en termes concis ou diffus, en style simple ou ampoulé, l'éloge de l'histoire et des connaissances auxiliaires.

      Des écrits de ce genre figurent parmi les plus anciens monuments de la littérature postislamique, et ceux dont le souvenir nous a été transmis ou qui sont parvenus jusqu' à nous, ont été tout d' abord consacrés, comme on doit s' y attendre, aux sujets qui tenaient le plus au cœur des adhérents de la nouvelle foi, je veux dire à ce qui touchait au Prophète, à ses compagnons et à son livre, et ensuite à la grammaire et à la poésie. C’est ainsi que, dès le troisième siècle de l'hégire - et peut-être ont-ils eu des devanciers - Mobarred, mort en 285, s'occupait des grammairiens pendant qu'Ibn Koteyba, mort en 272, étudiait les poètes. Et à une époque antérieure d'environ un demi-siècle, de nombreux et importants documents concernant Mahomet et son entourage étaient recueillis par Ibn Sa'd, mort en 250 ; ces derniers seront bientôt mis au jour, grâce au zèle et à la science du professeur de Berlin M. Ed. Sachau et des collaborateurs qu'il a groupés autour de lui.

      La science du droit civil et religieux, du "fik-h", se dégagea d'assez bonne heure, autant du moins qu'elle pouvait le faire, de celle des "hadith" ou traditions, puisque les fondateurs des quatre principales Ecoles sont de la fin du deuxième siècle et de la première moitié du troisième. Mais il ne semble pas qu'il en ait été de même pour les recueils biographiques consacrés spécialement aux juristes ou "fakîh" arrivés comme tels à une certaine notoriété, - étant entendu d' ailleurs que maints d'entre eux peuvent s'être distingués dans quelque autre domaine et y avoir même laissé un nom. Si nous en croyons Hadji-khalfa, les Chaféites auraient été les premiers à faire un travail de ce genre, dû à Omar ben Ali Motawwi'i, auteur qu'il ne cite d' ailleurs qu'à ce propos et dont lui-même ignore la date, mais qui serait probablement de la fin du quatrième siècle (3). Toujours d'après le même bibliographe (4), les Hanéfites ne seraient entrés dans cette voie qu'au huitième siècle avec 'Abd el-Kader Korachi, mort en 775, ce qui est confirmé par ce que dit Mohammed 'Abd el-Hayy Konewi, probablement le plus récent auteur d'un travail de ce genre (5). C'est vers 513 que les Hanbalites se sont constitué le premier dictionnaire des savants ou des praticiens marquants de leur Ecole (6). Il n'est pas à ma connaissance que rien d'analogue ait été rédigé pour conserver le souvenir du nombre relativement faible de ceux qui se sont ralliés aux systèmes inaugurés par Sofyân Tawri et par Dâwoud Zâhiri (7), encore que l'on retrouve des adeptes de ce dernier jusqu' à une époque bien tardive (8).

      On peut d'ailleurs rappeler aussi que le groupement par écoles n'a pas toujours été le mode suivi par les lettrés désireux de renseigner leurs successeurs sur les jurisconsultes arrivés à la notoriété. C'est ainsi qu'Ibn Samora, mort en 586 H. écrivit un livre spécialement consacré aux fakîh du Yémen ; il ne parait pas être parvenu jusqu' à nous, et nous aurait bien probablement fourni des renseignements intéressants pour l’histoire littéraire de cette région (9).

      Venons-en maintenant à l’Ecole malékite, qui offre un intérêt plus particulier tant pour l’Espagne musulmane, où elle l'emportait de beaucoup sur le Zâhirisme par le nombre de ses adhérents, que pour la France, dont actuellement la plupart des sujets musulmans sont malékites.

      Nos sources sont d' accord pour reconnaître que l’Espagne suivit d' abord le système d'Awzâ'i, savant qui mourut en 157 (10), mais qui, malgré la haute renommée qu'il acquit de son vivant, n'a pas laissé de traces durables dans la pratique du droit. Elle y renonça cependant bientôt pour se rallier à celui de Malek ben Anas et au livre fondamental connu sous le nom de "Mowatta". Ce changement s'opéra de très bonne heure et dès les premiers temps ; de la dynastie Omeyyade ; il ne put se faire en un jour, bien qu'il paraisse avoir été assez rapide et favorisé par la valeur personnelle des hommes qui le provoquèrent et aidèrent à la propagation de la doctrine. C'est ainsi probablement qu'il faut tenter de concilier les différences de dates et de noms qu' on remarque chez les auteurs indigènes, d' ailleurs trop enclins à se copier les uns les autres. D'après Makkari, que n'est que l’écho d'écrivains plus anciens et qui a été suivi par M. Sachau (11), l'introduction du Malekisme en Espagne serait le fait de Ziyâd ben 'Abd er-Rahmân Lakhmi, surnommé Chabatoûn, mort tout à la fin du deuxième siècle, en 192, 193, 199 ou 204 H. D'autre part, d'après ce que nous dit Dozy (12), le célèbre Abd el-Melik ben Habib Solami, qui étendit son activité dans plusieurs directions et mourut en 238 ou 239, « contribua puissamment à faire dominer en Espagne la secte de ce docteur [Mâlik] ». Mais si nous en croyons un auteur bien ancien et qui fait autorité, ce fut dès l'époque du premier Omeyyade, C est à dire d' 'Abd er-Rahmân ben Mo'âwiya, que le Mowattâ fut importé dans le pays où le prince avait su se reconstituer un trône. Ibn el-Koutiyya rapporte en effet que cela est dû à El-Ghâzi ben Kays, qui y apporta également le mode de lecture koranique de Nâfi' ben Aboû No'aym (13). Or ce savant, qui avait suivi les cours de Mâlik et d'Awzâ'i dès les débuts du règne d'Abd er-Rahmân et qui eut lui-même Chabatoûn pour élève, mourut en 197 ou 199 (14). Il est bien probable aussi qu' 'Abd er-Rah-mân ben Moûsa Hawwâri ne resta pas étranger à cette propagande (15). D'ailleurs la haute influence qu'acquit peu après Yahya ben Yahya, malékite avéré et distributeur des places de kadi, ne put que rallier tous les indécis et les ambitieux (16) : de tout temps le pouvoir a eu raison de bien des scrupules, et toujours il s'est rencontré des ministériels quand même.

      Quant à l'Afrique septentrionale, on sait que, dès les premiers temps de la conquête musulmane, Kayrawân, fondée en 50 H. et rapidement devenue la capitale intellectuelle de ces régions, abrita dans ses écoles un grand nombre de docteurs et d'étudiants malékites. La destruction de cette ville n'arrêta pas le courant, qui reflua ensuite vers Tunis, où nous voyons entre bien d'autres fleurir, quelques siècles plus tard, Ibn 'Arafa, mort en 803 et fréquemment cité comme une des lumières de l’Ecole. Vers le milieu du cinquième siècle H., Biskra est également signalé comme un centre du même genre (17). Vers l’autre extrémité du pays et à la même époque, il nous est dit que "Tlemcen n'a jamais cessé d'être la demeure des hommes savants dans la loi et les traditions, des jurisconsultes connaissant par cœur les décisions légales fondées sur l'analogie et conformes au système de doctrine enseigné par Malek ibn Anès (18)". Le malékisme règne également à Sedjelmesse au commencement du quatrième siècle (19) ; nous le retrouvons encore, à l’époque d'Ibn Haukal, dans le Sous (20), et c'est probablement l'une des voies par où il s'est infiltré chez les populations nègres (21).

      Ce n'est, semble-t-il, que vers le premier tiers du sixième siècle que les Malékites commencèrent à réunir en un ouvrage spécial les biographies de leurs docteurs. Le plus ancien dont il soit fait mention est le اعلام مذهب مالك ترتيب المدارك وتقريب المسالك لمعرفة du Kâdi Aboû 'l-Fadl 'Iyâd, mort en 544 (22), dont la "Real Academia" possède un exemplaire sous le num. 35, le seul, à ma connaissance, qui figure dans les bibliothèques d'Europe (23). C est cet ouvrage qui, à raison autant de son ancienneté que du renom de son auteur, mériterait d'être mis au jour tout d'abord, et il semble, d' après les renseignements recueillis par M. Codera (24), que l'existence d’autres exemplaires à Tunis permettrait de procéder aux collations indispensables pour assurer notamment la lecture correcte d'une foule de noms propres. Il faut ajouter que, à en croire Hadji Khalfa (IV, p. 151, num. 7921), le même ouvrage comprend non seulement les biographies des fakîh, mais encore celle des "motekallim" ou philosophes scolastiques ; peut-être veut-il, en parlant ainsi, désigner seulement ceux qui se sont distingués à l’un et à l’autre titres.

      Environ deux siècles et demi s'écoulent, et nous retrouvons, cheminant dans la voie ouverte par 'Iyâd, un auteur qui a encore d'autres titres à la notoriété, notamment son « Traité de pratique judiciaire » ou tabcirat el-hokkâm (25) ; je veux dire Ibrahim ben 'Ali Ya'meri, plus connu sous le nom d'Ibn Farhoun, qui, Espagnol d'origine, naquit à Médine et mourut en 799 paralytique et couvert de dettes (26). Son livre, dont le titre exact est المذهب فى معر علماء المذهب الديباج et est maintes fois défiguré (27), parle de 630 personnages différents et a emprunté ses matériaux à une vingtaine d'ouvrages antérieurs, qui sont énumérés dans la conclusion. La supériorité du rite malékite y est tout d'abord exposée d'après le "Medârik" d' 'Iyâd et est suivie d'un article très détaillé consacré à Malek ben Anas ; viennent ensuite les biographies des juristes rangées dans l’ordre alphabétique, avec cette réserve que les "Ahmed" ouvrent la marche; presque toutes sont accompagnées de dates, dont beaucoup autorisent la conclusion que bien des articles font double emploi avec ceux du "Medârik". L'ouvrage, que l’auteur dit avoir achevé en cha'bân 761, a dû probablement, au moins dans certains exemplaires, subir des retouches qui ne peuvent être toutes d'Ibn Farhoun, car il y figure maintes dates qui lui sont postérieures : c'est ainsi notamment que la mort d'Ibn 'Arafa y est fixée à l’année 803 (28). Le manuscrit 5032 de Paris, dont je me suis servi, est d'une main maghrébine assez bonne et compacte ; il se compose de 142 feuillets à 29 lignes, mais son état de conservation laisse à désirer. Il existe d'ailleurs d'autres exemplaires qui permettraient d'en donner une édition correcte (29).

      Environ deux siècles plus tard, Bedr ed-Dîn Mohammed ben Yahya ben 'Omar Miçri Karâfi (30), continuant le travail de son prédécesseur, ne se borna pas à poursuivre la rédaction des biographies des juristes qui avaient marqué depuis lors : il le compléta en y insérant des noms qui manquent au recueil d'Ibn Farhoun, et arriva ainsi à un total d'environ 326 articles. Il énumère dans sa préface les ouvrages auxquels il a eu recours pour composer son livre, intitulé توشيح الديباح وحلية الابهاج peu près suivi l’ordre alphabétique, sauf que, à la suite des "Ahmed", il a inséré un supplément consacré aux "Ibrahim" et aux "Ahmed" du huitième siècle. En outre il a rejeté à la fin la liste des personnages soit seulement connus, soit plus connus par leur Konya. Les exemplaires de son livre ne paraissent pas être communs ; la Bibliothèque nationale de Paris est, je crois, la seule en Europe à en posséder un complet, sous le N.° 4627, en outre d'extraits insérés aux ff. 101-127 du N.° 4614 (31). Il se compose de 96 ff. à 21 lignes, écrits par une main orientale assez moderne, probablement turque ; il provient de la bibliothèque des Ben Lefgoun à Constantine, ce qui autorise à croire que cet ouvrage peut se retrouver à Tunis. Il a d' ailleurs été mis à contribution par Ahmed Baba, dont nous allons parler.

      Cet auteur, d'origine soudanaise, né en 963 et mort en 1032 (32) donna une suite aux recueils qui précèdent tant en en faisant des extraits qu'en y ajoutant des renseignements nouveaux pour ce qui a trait à la période écoulée depuis leur publication. La liste des ouvrages qu'il a consultés a été publiée (33) ; j'y ajouterai seulement que, dans la préface du "Neyl", il nous apprend l’existence de trois abréviateurs du "Medârik", savoir Ibn Hammâdoû, Ibn Rechîk et Ibn 'Alwân. Les deux recueils qu'il a colligés se ressemblent assez pour qu'on puisse les regarder comme deux éditions d'un même livre: le premier en date est le (الديباج نيل الابتهاج بتطريز  (34, qui fut terminé en 1005, et le second est لمعرفة من لمس فى الديباج كفاية المحتاج terminé en 1012. Les notices de l’un et de l’autre sont à très peu près identiques et peuvent souvent se servir de contrôle mutuel. On retrouve cependant dans la "Kifâya" III notices qui, d'après le relevé que j'en ai fait, ne figurent pas dans le "Neyl", qui par contre en a 152 autres. L'ordre alphabétique proprement dit est suivi dans ce dernier, qui commence par les « Ahmed ».

      C’est Ahmed Baba, si je ne me trompe, qui a écrit en dernier lieu sur les Tabakât malékites, et pour la période qui lui est postérieure il faut rechercher les notices consacrées aux savants de cette école dans des recueils biographiques d'un caractère plus général, tels que Mohibbi, le "Bostân" d'Ibn Meryem, la "Dawhat en-nâchir" etc.

      Pour des temps plus reculés - et sans parler des biographies générales telles notamment que la précieuse "Bibliotheca arabico-hispana" - il est possible de trouver ailleurs encore quelques secours. Parmi les documents manuscrits, je citerai notamment le N.°2103 du Catalogue de Paris, où l'on trouve quelques notices concernant un petit nombre des plus célèbres juristes malékites, dont Mâzeri, mort en 536, est le plus récent ;

      Le ms 851 d'Alger, qui paraît être d' 'Abd er-Rahmân Tha'alebi, mort en 873 ; on y trouve une centaine de notices rangées par ordre chronologique ; la date la plus récente que j'y ai constatée est celle de 803 ;

      Le ms 884 de la même collection : il est du même auteur et renferme des extraits du "Medârik" ; les notices y sont également rangées par ordre chronologique, et 59 d'entre elles ne figurent pas dans le ms 851 ;

      Enfin, avec un moindre degré d'intérêt, les manuscrits d'Alger portant les numéros 331, 975, 1245, 1275 et 1278.

      Les matériaux semblent donc ne pas manquer pour entreprendre une publication dont l'intérêt historique et littéraire n'est pas contestable et dont la réalisation est à souhaiter. Il y a longtemps déjà que la studieuse Allemagne nous a donné l’exemple, sans qu'elle obéît alors à aucune préoccupation d'intérêt immédiat, en mettant au jour un recueil bénéfice de ce genre (35).

 E. FAGNAN

 

 Notes

 (1) Lexicon encyclopœdicum, éd. Fluegel, IV, 132 ; Zenker, Bibliotheca orientalis, t.I.p. XXII.

(2) Entraîné par son imagination autant que par r amour des mots, un débutant n'a pas craint d'imprimer naguère: "Puissance d'évocation, sentiment du réel, intelligence de l’essentiel, instinct de l’idéal, les historiens arabes ont tout cela. » (Caudel, Les premières invasions arabes dans Afrique du Nord, p. v).

(3) Hadji Khalfa, IV, 140.

(4) Ib., IV, 135.

(5) الغواتد البهية فى تراجم الحنفية écrit en 1292 à Hayderabad et lithographié dans l'Inde à Mahmoudnagar.

(6) Hadji Khalfa, IV, 135.

(7) Sur cette dernière école voir notamment Goldziher, Die Zahiriten, ihr Lehrsystem und ihre Geschichte, Leipzig, 1884 ; cf. le ms 811 de Paris.

(8) Le Nodjoum d'Aboû ‘lI-Mehasin en parle encore sous l'année 796 ; le célèbre Makrizi, mort en 845, a probablement été le dernier Zahirite de marque.

(9) Hadji Khalfa, II,160 ; III, 615 ; IV, 150.

(10) Sachau, Zur aeltesten Geschichte des muh. Rechts, p. 20 ; Ibn Khallikan, II, 84.

(11) L. I. p. 21; Makkari, I, 490 et II, 154 on éd. Beulak, I, 844, et II, 158 ; cf. Dhabbi, numéro 751 ; Ibn Faradhi, numéro 456 ; Ibn Farhoun, f. 58 du ms 5082 de Paris.

(12) Introduction du Bayân, I, p. 12 ; cf. Dhabbi, numéro 1063 ; Ibn el Faradhi, numéro 814 ; Ibn Farhoun, f. 78.

(13) Voir le texte d'Ibn el-Koutiyya, paru dans le Recueil de textes et de traductions publié par les professeurs de l’Ecole des langues orientales ; Paris 1889, p. 275 ; pour la traduction, voir de préférence celle de Cherbonneau, in Journal asiatique, 1856, t. II.

(14) Dhabbi, numéro 1272 ; Faradhi, numéro 1013 ; Ibn Farhoun, f. 99.

(15) Voir Ibn el-Koutiyya, p. 275 et 276 ; le Mohaffa de Makrlzi, ms 2144 de Paris f. 37 v. ; Dhabbi, numéro 1089 ; Faradhi, numéro 777 ; Ibn Farhoun, f.74 v. ; cf. également Ibn Khallikân, V, 80.

(16) Ibn Khallikân, IV, 29 ; Dozy, Bayân, II, 83 ; Hist. des Musulmans d'Espagne, II, 57sq.

(17) Bekri, Description de l’Afrique septentrionale, p. 127.

(18) Bekri, p. 180.

(19) Bekri, p. 835.

(20) Ibn Haukal, texte p. 65 ; Bekri, p. 362 ; Edrisi, éd. Dozy-de Goeje, p. 72.

(21) De Slane, Histoire des Berbères, II, 67, 117, etc ; cf. Ibn Batouta, II, 353; IV, 129.

(22) Sur cet auteur voir Pons, Ensayo bio-bibliografico, numéro 174, et les ouvrages auxquels il renvoie. Le ms 2106 Je Paris est la première partie d'un long et prolixe panégyrique d'Iyâd (368 ff. à 51 lignes) renfermant seulement les cinq premières parties de l’ouvrage (c' est à tort que le catalogue imprimé dit seulement quatre, ce qui a induit en erreur M. Codera, Mision historica, p. 176). Un second exemplaire est entré depuis lors dans ce riche dépôt sous le numéro 5077, et la Real Academia en a acquis un autre sous le numéro 36. Le cinquième chapitre énumère les ouvrages d' 'Iyâd au nombre de 21, dont Pons ne cite que 8 (le septième et le huitième de sa liste manquant d'ailleurs dans le ms 2106 ; cf. Ibn Kallikan, II, 417) ; mais Ahmed Maghrebi, auteur de ce panégyrique, ne les a pas tous vus et déclare ne pas savoir si ceux qu'il cite sous les titres تارينح المرابطبن et جامع التارينح constituent deux œuvres différentes (cf. Bayân, trad. fr. I, 314 n). Quatre de ces 21 ouvrages ne figurent pas dans Hadji Khalfa, qui par contre en cite trois autres (III, 613 ; IV, 330 ; V, 600) ; ce bibliographe porte sous deux titres différents, par suite d'une variante dans la lecture, un ouvrage qui traite de Ceuta et qu'Ahmed   Maghrebi nomme الفنون الستة الخ (H. Kh. II, 133 ; IV, 291 et 465). Je signalerai encore que, sauf erreur que j'aurais commise dans le dépouillement que j'ai fait du livre d'Ahmed Maghrebi, cet auteur appelle اجوبة القر طبيين l'ouvrage cité par H. Kh. et par Pons sous le titre اخبار القر طبيين

(23) Cf. ce que je dis plus loin. Je n'ai pu examiner cet ouvrage et j'ignore si, dans sa préface, l'auteur fait allusion a des recueils antérieurs. Le tome II se trouve aussi dans la bibliothèque de la grande mosquée de Fez, d' après le catalogue manuscrit existant a Paris, sous le numéro 4725.

(24) Voyez Mision historica, p. 176.

(25) Cet ouvrage a été imprimé au Kaire en 1302 ; il est encore de nos jours quotidiennement employé par les juges et les légistes.

(26) Des articles lui sont consacrés par Karâfi dans le Tawahih et par Ahmed Baba dans le Neyl et dans la Kifâya.

(27) Hadji Khalfa, III, 240 et IV, 151 ; Catalogue des mss de Paris, numéro 4627.

(28) Il paraît en effet qu'une révision de ce travail fut faite en 857 (Codera, in Boletin de la R. Ac., XXVII, p. 270).

(29) Voici ceux dont je connais l’existence : Catalogue de Tunis numéros 3242 à 3244 ; Bibliothèque Khédiviale, t. V, p. 56 ; Geai Academia, numéro 73 ; Escurial, Catalogne Casiri, numéro 1666 ; grande mosquée de Fez, p. 34 du catalogue cité ; Catalogue d'une collection... E. J. Brill, 1889. (cf. Boletin de la R. Ac, t. XXVI, p. 411, et XXVII, p. 271). La bibliothèque d'Alger en a possédé un, qui a disparu et qui portait le numéro 237, voir le Catalogue imprimé, p. V, et le Catalogue de Leide. IV, 147 - La mosquée de Fez possède également, d'après le Catalogue cité, un exemplaire du voyage d'Ibn Djobeyr, qu’il serait intéressant de collationner avec l’édition publiée par Wright d' après l’unique ms connu.

(30) Karâfi, né en 989 et mort en 1006 ou 1009, est l’objet d'une notice d'Ahmed Baba (Kifâya, f. 184 du ms. 1738 d'Alger, Neyl, éd. de Fez, p. 373), qui a servi à Cherbonneau pour la note qu'il a consacrée à cet auteur (Journ. As., 1859,1, 94, réimprimée textuellement dix ans plus tard dans la Revue africaine, 1869, t. XIII, p. 263). Le véritable titre de son livre توشيح الخ n' y est pas donné ; il figure dans Hadji Khalfa (II, 464, numéro 3734 ; III, 240, numéro 5147 ; IV, 151, numéro 7920), qui, dans le premier de ces passages, ne donne pas le nom de l'auteur, qui, dans le second, le donne sous la forme Bedr ed-Dîn 'Irâki et fixe la mort de cet auteur à l’année 975, et qui, dans le troisième, le nomme simplement Karâfi ; en outre, il ne figure ni sous l'une ni sous l’autre de ces formes incorrectes on incomplètes dans l'index de Fluegel. Un article de 3112 pages, dont l'intérêt n'est pas proportionné à la longueur, lui est consacré par Mohibbi {Kholâçat, Vf, 258).

(31) Un exemplaire figure également dans le catalogue du Djami Zitouna de Tunis sous le numéro 8245.

(32) Voir Cherbonneau, Annuaire de la Soc. arch. de Comtantine, II p. 1. La mort d'Ahmed Baba est fixée à l’année 1082 par Mohibbi dans la notice qu'il consacre à ce savant (Kholâçat), I, 170) ; on lit 1036 dans le ms 1741 d'Alger, f. 41,

(33) Dans la notice précitée de Cherbonneau.

(34) Il existe un manuscrit a Paris, numéro 5257, copie toute moderne de 263 ff. à 28 lignes environ à la page. Il a été lithographie à Fez en 1817, petit in 4.° de 895 pp. à 26 lignes. Le catalogue des mss d'Alger a imprimé incorrectement le premier mot du titre sous la forme    ذيل

(35) Die Krone der Lebenbeschreibungen von Zein ad-din Kâsim lbn Kutluboga, von G. Fluegel, Leipzig, 1862, XVI-192 pp. 8.°.


Notes de Citadelle

La qualité typographique des mots en arabes dans le texte original étant très mauvaise, je ne garantit en rien leur retranscription (surtout les mots de la note 22).


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